Image Alt

Saccage de l’hôpital public : « J’accuse Olivier Véran ! »

Saccage de l’hôpital public : « J’accuse Olivier Véran ! »

En vingt ans, une gestion enarchique de pseudo-sachants, meilleurs apprentis sorciers de la réduction de coût que serviteurs de l’intérêt général, a conduit à la fermeture de 100.000 lits d’hôpitaux sur le sol français. Cette baisse se poursuit gravement depuis 2013, avec 27.000 lits fermés en deux quinquennats, la plus forte réduction ayant été enregistrée… en 2020, en pleine crise sanitaire, avec près de 5.800 lits fermés pour cette seule année.

Pire, la destruction de l’hôpital public orchestrée par ce Gouvernement ne s’arrête pas là puisque sur les 387.000 lits restants – 6/1000 habs, soit 25% de moins que l’Allemagne avec 8/1000 habs – un avis du Conseil scientifique rendu le 5 octobre nous apprend que 20% seraient fermés, faute de soignants.

Le détail de cette défection de l’hôpital public est glaçant : 127 lits fermés à Cochin, 172 lits fermés à Georges-Pompidou (24% des capacités), 85 à Raymond-Poincaré (30%)… Ces fermetures affectent encore plus gravement certains services, au bord de la rupture, mettant en péril l’offre de soin sur notre territoire : l’hôpital Necker n’est plus en capacité de prendre en charge de jeunes enfants dans son service de neuropédiatrie ; l’hôpital Bichat n’a plus que quatre lits ouverts sur les 28 dans son service de neurologie ; de nombreux blocs opératoires sont fermés faute de personnels, entraînant 10 à 20% d’annulations d’opérations, alors même que beaucoup avaient déjà été déprogrammées à cause de la saturation des hôpitaux en patients covid pendant l’année 2020.

Au moment où l’hôpital fait face à une pénurie inédite et inquiétante de médecins et soignants, la politique d’évincement de milliers de professionnels de santé non-vaccinés par Olivier Véran relève de la mise en danger volontaire des Français et du sabotage de notre système hospitalier ! Cherchant un temps à minimiser le nombre de départs contraints, Olivier Véran a dû se résoudre à reconnaître 20.000 mises à pied ; chiffre lui-même contestable puisque Le Parisien du 20 octobre révélait le nombre de 130.000 soignants non-vaccinés sous le joug d’une sanction, soit 6% du personnel total.

Sans vergogne ni honneur, le même Olivier Véran affirmait hier – mercredi 27 octobre – dans Libération que le Ségur de la Santé « redonnait espoir » et qu’une nouvelle ère commençait avec « la fin du dogme de la fermeture de lits » ! Un tel niveau d’amnésie et de contradictions vis-à-vis de la politique qu’il a menée nécessiterait une prise en charge psychiatrique d’urgence… Impossible, faute de personnels.

Aussi je demande solennellement la suspension immédiate et irréversible de l’obligation vaccinale pour les professionnels de santé pour subvenir aux besoins criants de l’hôpital public. Cette obligation n’a – rappelons-le – aucun intérêt sanitaire, puisque le vaccin n’empêche pas la transmission et que nos soignants sont les mieux formés au respect des gestes barrières qu’ils ont scrupuleusement respectés depuis un an et demi, parfois au péril de leur vie quand blouses, masques et gants manquaient. Il serait beaucoup plus sécurisant en l’espèce de demander deux tests négatifs par semaine à nos soignants plutôt que de se fier à un vaccin à la couverture partielle et n’empêchant en rien portage ni transmission.

Arrêtons le dogmatisme vaccinal et menons – enfin – une vraie politique de santé publique. La mise en danger des Français par Emmanuel Macron et son Gouvernement doit cesser.

Nicolas Dupont-Aignan
Candidat à l’élection présidentielle 2022