PROUST : écrivain emblématique et engagé

PROUST : écrivain emblématique et engagé

« Les anniversaires immuables invitent à renouveler l’hommage des sentiments constants » écrivait Marcel Proust. Le 10 juillet 2021, la France fêtait les 150 ans de sa naissance. Nous célébrerons ce 18 novembre 2022, le centenaire de sa mort.

L’auteur de « A la recherche du temps perdu » est l’un des écrivains les plus emblématiques de la littérature française. Il appartient à la petite poignée d’intellectuels brillants qui a permis à la France de rayonner dans le monde entier.

La majorité des collégiens français a eu la chance d’étudier les célèbres pages décrivant « un gâteau court et dodu appelé Madeleine qui semblait avoir été moulé dans la valve rainurée d’une coquille de Saint-Jacques ». Par contre, tous ignorent une facette tourmentée de Proust qui fut l’un des premiers romanciers à aborder son homosexualité.

Avançant masqué, au travers un jeu de pistes nourri de sous-entendus, Marcel Proust évoque de façon élégante et romanesque, ce dont nous sommes bien loin aujourd’hui, ce qu’il considérait comme une malédiction. Il se livre à une observation détaillée des mœurs de la communauté homosexuelle dans laquelle il évolue.

L’introspection romanesque, prétexte à une réflexion esthétique sur le rapport à l’homosexualité dégage une vision pessimiste et torturée de l’homosexualité. Proust a milité à sa façon, pour une reconnaissance d’une sexualité différente. Il l’a fait en respectant et en utilisant avec brio notre langue, contribuant à lever le tabou de l’homosexualité dans la littérature.

A sa suite, d’autres auteurs se sont emparés du sujet. L’idée de genre a peu à peu émergé au XXème, pour être présenté comme un déterminisme social. Cela a abouti à ce que nous vivons. Le genre est une réalité physique difficile à assumer. Cependant, si le militantisme LGBT a eu le mérite de faire connaître et reconnaître cette réalité, force est de constater qu’aujourd’hui, cela induit une déconstruction de notre langue et de l’individu.

Car, vouloir imposer, dès le plus jeune âge à l’école, la vision d’un être humain asexué, fruit d’un formatage sociétal, c’est imposer et exclure tous les autres enfants pour qui la réalité physique du genre n’est pas un problème. C’est aussi, voler aux familles, leur rôle majeur dans l’éducation. L’humain a besoin de racines dont celle de son identité sexuelle. Vouloir une reconnaissance de son genre ne doit pas justifier la déconstruction de la langue et le prosélytisme à l’école. Cette dernière doit rester un lieu sacré de transmission des savoirs fondamentaux.

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