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Sciences et souveraineté industrielle

Faire de la France le paradis des chercheurs.

Protéger nos savoirs.

1. Former les futurs ingénieurs et chercheurs à la question du brevet (brevetabilité d’un sujet, savoir rédiger un brevet, connaître les étapes pour le déposer).

2. Valoriser et motiver au sein des laboratoires et entreprises les chercheurs et ingénieurs déposant des brevets de qualité par le versement de royalties sur leur exploitation industrielle.

3. Autofinancer partiellement la recherche par un circuit de transfert technologique de brevets de qualité vers des start-ups prêtes à les mettre en application avec versement de royalties à l’exploitation.

4. Protéger les brevets qui ont été subventionnés par le CIR, par des subventions ou allocations.

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L’Etat détient un droit de regard sur les conditions d’exploitation par le biais d’une nouvelle institution financière indépendante en charge d’appliquer la stratégie de protection industrielle, gérant le portefeuille de brevets et sélectionnant les projets technologiques avec expertise.

Accompagner les chercheurs et les doctorants et favoriser la recherche.

1. Favoriser les liens entre les centres de recherche, les universités et les entreprises.

2. Mieux rémunérer les chercheurs et les doctorants et aider les chercheurs entrepreneurs à tous les stades de développement de leurs projets.

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– Créer un fonds doté de 500 millions d’€ par an permettant de financer la création d’entreprises par des chercheurs universitaires.
– Créer une allocation entrepreneur innovation technologique favorisant la maturation d’un projet technologique innovant, limitée pour une période non renouvelable de 2 ans.
– Favoriser l’activité des « Business Angels » (mais aussi des Capital-Risqueurs) en allégeant leur fiscalité et en les incitant à appuyer les entrepreneurs le plus tôt possible :
– Permettre de déduire 100% de l’ISF pour des investissements dans des PME innovantes produisant en France.
– Alléger la fiscalité du capital qui fait fuir les investisseurs : s’inspirer du modèle allemand très simplifié qui applique un taux de 26,38% à tous les investissements en capital et revenir à une taxation forfaitaire des plus-values inférieure à 25%.
– Communiquer davantage autour du financement participatif des innovations.
– Faciliter la transmission d’entreprises en les exonérant de droits de succession et de donation sur 90% de leur valeur (75% aujourd’hui).

3. Diversifier l’évaluation des chercheurs et intégrer le nombre de citations de leurs travaux et l’exploitation de leurs brevets.

4. Franchir le seuil des 3% de ratio de dépenses en R&D/PIB dès 2019 (contre 2,2% à l’heure actuelle). L’Etat investira 4 milliards d’€ supplémentaires par an pour relancer la recherche.

Développer des technologies applicatives émergentes à horizon 2050, susceptibles de constituer le cœur d’une stratégie de développement industriel.

1. Développer de nouvelles sources d'énergie : la fission nucléaire du thorium.

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Cette technologie est essentielle pour le remplacement de l’uranium comme combustible. L’approvisionnement en uranium deviendra plus complexe d’ici 2040 (sauf si on revient à un surgénérateur du type Superphénix ce qui a été rejeté massivement) tandis que le thorium ne sera lui épuisé que dans 20 000 ans. Les centrales nucléaires à thorium doivent voir le jour pour préparer la transition que présente la fin de l’uranium d’ici une soixantaine d’années. En outre, elles permettront l’élimination des déchets nucléaires par transmutation.
1. Construire le premier prototype de réacteur nucléaire à thorium d’ici 2030.
2. Mettre en place le premier circuit d’approvisionnement du thorium.

2. Développer de nouvelles sources d'énergie : la fusion nucléaire.

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La fusion nucléaire est une technologie qui doit être étudiée au moins en phase de recherche pure. Cette source d’énergie sera peut-être un jour rentable mais il s’agit d’un futur encore lointain. C’est une technologie complexe demandant une collaboration mondiale, qui existe déjà sous la forme d’ITER dont le premier essai serait effectué en 2020. 3. Maintenir notre participation dans le projet ITER.

3. Développer de nouvelles sources d'énergie : le stockage d'énergie.

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Le stockage d’énergie électrique est un enjeu fondamental pour découpler le lieu de production de l’électricité de son lieu de consommation. Il est également fondamental pour lisser les pics de production et les faire correspondre avec les pics de consommation. Pour ces deux raisons, le stockage d’énergie est un domaine indispensable au bon développement des énergies renouvelables. On peut alors produire de l’électricité, la stocker, puis la déplacer sur un moyen de transport classique comme une batterie indépendante, avant de la brancher sur le lieu de consommation d’énergie, le tout sans perte. Le stockage d’énergie permettrait d’exploiter les énergies renouvelables sur des territoires éloignés des villes. Une application fondamentale du stockage de l’énergie est tout simplement l’industrialisation de voitures électriques avec des performances parfaitement acceptables. C’est donc une technologie incontournable pour s’affranchir des voitures à essence.

4. Développer les nouveaux systèmes informatiques : les supercalculateurs.

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Un supercalculateur est un ordinateur classique qui utilise une parallélisation du calcul poussé aux limites du possible, mettant en parallèle des millions de processeurs. Les supercalculateurs sont essentiels dans les traitements informatiques de haut niveau. Le plus grand supercalculateur au monde a été intégralement construit en Chine, laquelle fournit de grands efforts dans le domaine du super calcul depuis une dizaine d’années. Dans le top 500 des supercalculateurs les plus puissants en 2016, la Chine règne désormais en maitre avec 167 machines. La France est l’un des cinq pays les mieux dotés en termes de puissance de calcul. La technologie des supercalculateurs est mature, parfaitement apte à fournir de bonnes exportations à l’étranger. Plus les ressources naturelles s’épuiseront, plus les supercalculateurs deviendront essentiels pour une prospection minière efficace. De plus, une bonne recherche scientifique ne va de pair qu’avec un bon équipement en super calcul. Comment décrypter le génome humain sans une telle capacité ?

Les laboratoires français doivent être équipés d’une puissance de calcul supérieure pour redevenir compétitifs. La demande en supercalculateurs explose alors que notre constructeur Bull reste en compétition au niveau mondial. C’est une opportunité que nous devons faire fructifier.
– Equiper de 20 nouveaux supercalculateurs nos meilleurs laboratoires scientifiques pour booster notre recherche publique. Permettre l’accès mutualisé à ces calculateurs.
– Profiter de ce marché intérieur français pour exporter la technologie à l’étranger, avec l’objectif de classer 100 supercalculateurs de conception française dans le top 500 d’ici 2030.

5. Développer les nouveaux systèmes informatiques : les ordinateurs quantiques.

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Les calculateurs quantiques sont des ordinateurs utilisant des propriétés de la mécanique quantique et permettant d’exécuter des calculs 10 millions de fois plus rapidement qu’un calculateur classique. Les calculateurs quantiques sont limités à des problèmes très spécifiques. Il existe aujourd’hui quatre ordinateurs quantiques, tous américains. La France ne doit pas se tenir à l’écart de ces technologies. Elle doit déployer une puissance de calcul, permettant une recherche scientifique bien plus performante et l’aboutissement de nombreuses applications de l’intelligence artificielle :
– Créer de nouveaux processus d’information du citoyen, de l’aide à la décision des dirigeants, à l’automatisation de tâches intellectuelles trop complexes pour pouvoir être gérée par des humains sans assistance.
– Décrypter et comprendre des génotypes, développer le diagnostic médical automatisé avec une précision inégalée.

6. Développer les nouveaux systèmes informatiques : faire évoluer internet.

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L’actuel internet, qui a marqué une mutation des télécommunications, a besoin de surmonter ses limites, celles d’un système qui s’alourdit de lignes de code informatiques sans parvenir à la sécurité et l’intimité des données. Sa gouvernance comme son architecture doivent reprendre leur évolution, en particulier au niveau des protocoles de communication aujourd’hui figés autour des protocoles TCP/IP datant des années 1970. Diverses architectures novatrices émergent (à l’instar de RINA, basé sur un cœur de réseau sécurisé assurant la coexistence de nouveaux protocoles avec les anciens) qui appellent des expérimentations pilotes locales autour de consortiums d’utilisateurs. Il est prévu le financement d’une première vague de 5 expérimentations régionalisées, lancées dans un délai de deux ans.

7. Développer les nouvelles technologies de médecine et de santé : diagnostic automatisé & biologie synthétique.

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1. Diagnostics automatisés
Aujourd’hui, de nombreuses recherches sur le diagnostic automatisé donnent lieu à des programmes informatiques capables de définir si le patient est atteint d’une maladie particulière ou non, avec des taux de précisions presque parfaits. Cela permet l’apprentissage par les machines de causes environnementales ou génétiques d’une maladie. Il devient possible d’identifier des effets secondaires sur des cocktails de médicaments et de caractériser les interactions.

2. Biologie synthétique
La biologie synthétique est la capacité de découper de l’ADN avec une enzyme appelée CRISPR/Cas 9. Ce domaine est totalement nouveau et inexploré. Il est fondamental pour produire des médicaments, la lutte contre les cellules cancéreuses dont l’ADN est endommagé, la modification génétique de plantes et d’animaux. Il devient possible de créer des machines à tricoter de l’ADN via un programme informatique adapté. Cet effort s’inscrit dans le plan anticancer évoqué dans le chapitre sur la santé.

8. Développer les nouvelles technologies de transport : Télé-présence au travail & véhicules autonomes.

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1. Télé-présence au travail
Avec le développement des moyens de communication, la question de l’organisation du travail, de l’urbanisation et des transports redevient centrale. Il est désormais possible pour une entreprise du tertiaire de travailler avec des fonctionnements plus décentralisés et des équipes plus distancées géographiquement. La solution d’espaces de travail partagés est clairement envisageable : les sociétés situées dans les grands centres urbains louent des bureaux dans des espaces de travail situés en province, dans des zones enclavées. Les employés peuvent alors venir y travailler chaque jour. Une autre perspective est l’intervention à distance, associée à la robotique, avec l’expertise d’employés qualifiés. L’exemple de la télémédecine est particulièrement intéressant. C’est la capacité pour un médecin d’intervenir sur un site éloigné grâce à un robot imitant le moindre de ses gestes avec une précision totale.

2. Véhicules autonomes
Les véhicules autonomes permettent la réduction des risques de bouchons automobiles, une sécurité routière renforcée ainsi qu’un confort accru du conducteur. Aujourd’hui, en phase de prototype, leur développement doit être soutenu.

Développement de nouvelles coopérations européennes à la carte.

1. Coopérations européennes à la carte : Créer l’Agence européenne des transports.

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– Visant le transport sous vide, avec pour objectif d’étudier toutes les possibilités de faciliter les déplacements et de réduire les coûts ainsi que les retombées écologiques
– Organisant les infrastructures routières, établissant des normes de cartographie du réseau routier et la recherche sur la voiture autonome pour permettre aux véhicules sans conducteur de prendre place sur les routes européennes en 2030.

2. Coopérations européennes à la carte : Créer l'Agence européenne de l'informatique quantique.

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Ayant pour objectif de soutenir la recherche pure comme la recherche appliquée.

3. Coopérations européennes à la carte : Créer l'Agence médicale européenne.

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– Constituer des bases de données médicales avec les données anonymisées des citoyens des pays européens et déployer des solutions sur le diagnostic automatique et la recherche médicale génomique.
– Lutter contre le cancer
– Développer des outils de découpage de l’ADN, associés à un nouveau langage informatique, permettant de nouveaux médicaments et de nouveaux traitements contre le cancer.

Accompagner la transition numérique.

1. Créer des acteurs et des outils numériques souverains.

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– Lancer notre propre moteur de recherche ( un « google » francophone) et nos réseaux sociaux, en partenariat avec des pays européens volontaires.
– L’Etat redevient temporairement majoritaire au capital d’Orange et lance une OPA Amicale sur Nokia-Alcatel pour créer un champion numérique. Cette opération sera ouverte à des partenaires économiques de bonne foi.
– Protéger le capital des pépites internet francophones (Deezer, dailymotion…)
– Reprendre le contrôle sur les multinationales numériques en exigeant l’hébergement des données issues d’usagers français en France avec un vrai droit à l’oubli.
– Initiatives pour faire de la France la championne des logiciels libres et déploiement de logiciels souverains, notamment pour garantir la sécurité des systèmes d’exploitation utilisés par l’Etat et nos entreprises stratégiques.
– Obliger tous les dirigeants, hauts-fonctionnaires personnels sensibles à utiliser des moyens de télécommunication sécurisés, protégés de tout risque d’espionnage.

2. Formation au numérique.

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– Revaloriser le travail manuel. Cessons d’exclure les gens brillants des circuits manuels et rénovons les filières spécialisées pour former les futurs ouvriers, capables de programmer et d’exploiter les outils du numérique.
– Concentrer les moyens dans des filières ouvrières d’excellence exige de mettre fin à la dilution des formations au numérique. Il est inutile de saupoudrer un vague enseignement au numérique tout au long du primaire, du collège et du lycée – souvent au détriment de la lecture, de l’écriture et du calcul. Les jeunes sont en effet bien plus à l’aise que leurs parents avec les nouvelles technologies sans enseignement particulier.
– Intensifier les formations aux métiers du numérique au sein de Pôle emploi, en proposant une formation à l’informatique et à l’entreprenariat aux demandeurs d’emploi désireux de créer leur entreprise dans le numérique ou de se reconvertir.

3. Respect des conditions de travail en environnement numérique.

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Pour accompagner la transition numérique des entreprises dans le respect des conditions de travail des salariés, nous réformerons le Code du travail pour l’adapter aux transformations résultant de la numérisation (pour les entreprises numérisées).

4. Numérisation des services publics par le financement de l’innovation locale dans nos administrations

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L’informatisation et la numérisation pourraient améliorer et débureaucratiser considérablement les administrations publiques. Nous créerons un fonds pour numériser les services publics au niveau en partant d’expérimentations au niveau local :
– Le porteur du projet en poste dans une administration déposera un dossier ;
– Si le dossier est accepté, le porteur du projet disposera d’une enveloppe pour déployer son innovation dans un département pilote ;
– Si l’évaluation est concluante, l’innovation sera déployée au niveau national et le porteur du projet initial sera associé au déploiement.

5. Numérisation des services publics par l'Instauration d’un open data national.

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Les efforts consentis pour promouvoir l’open data doivent être considérablement intensifiés.
Les données collectées par l’Etat et les autres administrations publiques ont une grande valeur et doivent être utilisées autant que possible pour améliorer la qualité des services publics et contribuer au financement du budget de l’Etat (notamment en matière médicale).

Les acteurs publics et privés pourront désormais accéder aux données (anonymisées) issues de toutes les administrations publiques pour :
– Améliorer la prise de décision publique grâce aux données récoltées ;
– Proposer des services payants aux acteurs privés (cette manne est estimée à plus de 40 milliards d’euros en Europe ).

6. Numérisation des services publics par un système d’exploitation souverain pour la fonction publique.

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La souveraineté des systèmes d’exploitation utilisés par l’Etat est cruciale pour la souveraineté numérique et la sécurité des données : afin de préserver les données de l’Etat, nous devons persévérer dans le déploiement d’un système d’exploitation souverain. Certes, aucun développeur de logiciels ne fera jamais l’effort de s’intégrer à un système d’exploitation qui ne couvrira que 60 millions d’utilisateurs, mais il existe de nombreuses formes du système Linux (notamment), dont le développement est soutenu par la communauté française du logiciel libre. Nous devons travailler de concert avec les promoteurs de ces projets pour faire émerger un système d’exploitation souverain français.